Gravure laser MOPA ultra détaillée d'un camion américain sur papier photo noir.

Quand le laser MOPA fait son cirque : mon test sur la GeWeike G3

Le Berry Lab 18 a depuis peu une sacrée machine : la Geweike G3, un laser équipé d’une source MOPA fibre et diode. Forcément, en tant que passionné de fabrication numérique, je n’ai pas pu résister à l’envie de m’approprier ce nouveau jouet. Mais attention, on oublie vite le confort d’un laser CO2 traditionnel où il suffit de jongler avec le duo vitesse/puissance. Ici, la technologie MOPA fait entrer en jeu des paramètres bien plus subtils, et la courbe d’apprentissage est autrement plus corsée !

Première feuille de test sur laser MOPA avec une image de camion trop blanche et sur-exposée.

Pour ce premier crash-test de haut vol, j’ai « piqué » une image ultra-détaillée de camion américain et d’aigle à un collègue qui l’avait dénichée sur le net. Le support choisi ? Un papier photo spécial laser noir de 20×20 cm. Le premier défi n’a pas été informatique mais purement mécanique : la feuille étant plus grande que l’espace de travail initial, le souffle puissant de l’aspiration l’a fait bouger dès les premières secondes, ruinant le motif. Système D de référent oblige, j’ai retiré le fond amovible du laser, plaqué la feuille directement sur la table de l’atelier et positionné la machine par-dessus. Problème réglé, la chasse aux bons réglages pouvait commencer !

Vint ensuite le véritable casse-tête du paramétrage sur le logiciel propriétaire Glaser. En observant ma première feuille de tests, le constat est sans appel : mon premier essai de camion est désespérément blanc, totalement brûlé et sans aucun contraste. J’ai eu beau modifier drastiquement la vitesse ou la puissance, rien n’y faisait. Pour comprendre la bête, j’ai enchaîné une dizaine d’essais sur les bordures en gravant un petit logo d’ancre et de lion.

Seconde feuille de test réussie avec de superbes contrastes sur le camion américain grâce au laser MOPA.

C’est finalement la largeur d’impulsion (le pulse) qui a sauvé le projet. Un pulse à 10 ou à 6 effaçait tous les reliefs. C’est à un pulse précis de 5, combiné à une puissance de 70, une fréquence de 30 et une vitesse de 2500 que la magie a opéré sur la seconde feuille. Les noirs profonds sont revenus, et les détails des chromes ou des nuages sont sortis avec une netteté incroyable. L’aventure ne s’arrête pas là : je compte bien retourner très vite au FabLab pour peaufiner ces réglages en faisant varier, cette fois-ci, la fréquence du laser !

Gravure laser MOPA ultra détaillée d'un camion américain sur papier photo noir.
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