L'Idée : Marquer le coup et partager la culture FabLab
Fraîchement intégré au sein de la 12ème Compagnie du 2ème RIMa en tant que réserviste opérationnel, j’ai tout de suite eu envie de matérialiser cet engagement. Quoi de mieux que de reproduire notre insigne ? Mais pas question de faire un simple autocollant. Mon objectif était double : marquer mon intégration avec une pièce unique et démontrer tout le potentiel de la fabrication numérique à mes camarades. C’est ainsi qu’est née l’idée d’un insigne grand format (19 x 14 cm) en relief et de porte-clés personnalisés.

La Conception : Dompter les calques et jouer avec la matière

Pour l’insigne principal, j’ai misé sur du contreplaqué de 3.6 mm d’épaisseur assemblé en 3 couches pour donner un vrai effet de perspective. Le premier défi a été graphique. Inkscape étant un peu capricieux pour ce rendu précis, j’ai basculé sur GIMP. Pour chaque élément, j’ai travaillé en deux temps : une silhouette noire vectorisée pour la découpe laser, et un traitement minutieux en niveaux de gris pour obtenir une gravure laser fine et contrastée.
Le tout a été usiné à la maison sur ma machine laser diode 10W. Pour l’assemblage ? De la colle à bois, un bon gros poids le temps que ça sèche, et une couche de vernis mat pour protéger le bois tout en gardant un aspect naturel.
Les Porte-clés : Entre tests IA et puissance industrielle

L’aventure s’est poursuivie avec deux séries de porte-clés. Pour varier les plaisirs, j’ai tenté une expérience : modifier l’insigne via une IA pour lui donner un look métallique et 3D.
Sur les modèles en bois de 4 cm (faits à la maison), le résultat n’est pas tout à fait à la hauteur de mes attentes. C’est aussi ça, la vie de maker ! Je vais d’ailleurs retenter l’expérience en revenant à l’insigne d’origine en nuances de gris.
En revanche, la révélation est venue du Berry Lab 18. J’y ai gravé des plaques d’identité en aluminium anodisé noir grâce à la Geweik G3, un monstre de laser fibre MOPA. Le contraste blanc sur noir est saisissant de précision. Une belle manière de prouver qu’entre artisanat connecté et outils industriels, le partage d’expérience est la clé !

