Dans le cadre de mes projets au sein du FabLab Berry Lab 18, j’ai récemment eu le plaisir de travailler sur deux pièces murales en bois de grandes dimensions à l’aide de notre laser CO2. Une excellente occasion de mettre à l’épreuve les machines, mais aussi ma patience face aux caprices du vectoriel.

La main en illusion d’optique : l’art de la seconde chance
Pour ce premier cadre de 35 x 47 cm, j’ai choisi de donner une seconde vie à une chute de contreplaqué de 5 mm. Réalisée à partir d’un fichier SVG, cette pièce joue sur la topographie des lignes pour créer un relief saisissant. Le résultat offre un effet de profondeur hypnotique qui habille immédiatement le support.
Duo de losanges « Monstera » : quand le design défie la matière
Le second projet, un ensemble végétal de 72 x 50 cm, s’est avéré être un véritable défi technique. À l’origine, le fichier SVG récupéré ne prévoyait que de la découpe pure. Verdict du premier essai : magnifique dans la machine, mais transformé en puzzle de mille morceaux d’une fragilité extrême au moment de le soulever.
Face à ce grand moment de solitude de maker, il a fallu s’adapter. Pour consolider la structure sans dénaturer l’esthétique, j’ai entièrement retravaillé le modèle. J’ai supprimé les évidements les plus fins pour les basculer sur un fichier JPG dédié à la gravure, tout en conservant les contours principaux au format DXF pour la découpe. Relever le défi des proportions et faire coïncider parfaitement la gravure et la découpe à cette échelle a été un excellent exercice de précision.

Les outils dans l’ombre : Ce projet m’a également forcé à replonger dans l’écosystème de GIMP et d’Inkscape. Si ce dernier et moi ne parlons pas encore tout à fait la même langue — une petite session d’auto-formation intensive s’impose ! —, la combinaison des deux logiciels a permis de sauver le projet et d’obtenir un rendu final robuste et élégant.
N’hésitez pas à passer au Berry Lab 18 pour échanger sur la préparation de fichiers ou pour partager vos propres anecdotes de découpe !
